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Pirates des Caraïbes 2
28/08/2006 12:08
Un film américain de Gore Verbinski avec Johnny Depp, Orlando Bloom, Keira Knightley, Geoffrey Rush, Jack Davenport, Naomie Harris, Jonathan Pryce, Stellan Skarsgard
Genre : Aventure - Durée : 2H30 mn
ÉPOUSTOUFLANT QUI PARFOIS S’ESSOUFFLE. Le cinéma d’Hollywood est enfin en train de comprendre qu’il doit retrouver le charme des longues séries (trois c’est bien, mais trop souvent trop rare, mais plus de trois c’est encore mieux). Il découvre que La Tour Sombre de Stephen King a sept épisodes, comme Harry Potter, sans compter les immortels personnages que sont Hercule Poirot, Miss Marple, Sherlock Holmes et tant d’autres. Même Shakespeare avait fait des pièces en trois parties (Henri VI) représentant de six à huit heures de théâtre d’affilée. Ne parlons pas des bandes dessinées des deux côtés de l’Atlantique. Et donc nos pirates trouvent un second souffle et trépident à vous en faire perdre le souffle, bien qu’eux c’est plutôt la boussole qu’ils ont perdue, en français, car en anglais c’est le nord. Le film est une véritable fabrique de monstres et autres frayeurs parfois simplement dégoûtantes et repoussantes. Ne parlons pas des trucs et trucages visuels et surtout du monstre final. Tout commence par une résurrection de Jack Sparrow, ce pauvre petit moineau des faubourgs qui veut devenir un aigle et doit tuer un simple corbeau d’une demi-balle avant que cet oiseau noir comme la nuit ne voie ses yeux et ait envie de les lui gober. Miam Miam. Et cela finit avec la promesse d’une nouvelle résurrection mais que les disciples devront aller cherche au bout du monde. C’est un peu loin mais on a un an pour se préparer. Un regret cependant que le montage ne soit pas assez serré et que parfois les rebondissements de l’action et de l’horreur se relâchent dans des transitions un peu trop longues. Peut-être que Walt Disney a pensé que c’était pour des petits (de maternelle ?) et qu’il ne fallait pas les brusquer. Mais les parents accompagnateurs n’ont pas été oubliés avec des allusions à de nombreux films qu’ils reconnaîtront et apprécieront à leur juste valeur, même si Jean Sébastien Bach n’est pas totalement valorisé par le poulpe qui le joue. Jules Verne par contre aurait probablement bien aimé comme voyage extraordinaire.
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